Héritage

Saint-Grégoire, 1867
Photographiées devant le couvent, on peut apercevoir les trois fondatrices restantes, des sœurs professes, des novices et des postulantes, en plus des élèves.
Esquisse historique
La Congrégation des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge a été fondée à Saint-Grégoire de Nicolet le 8 septembre 1853, par l’abbé Jean Harper.
Sur l’invitation de Monsieur Harper, quatre jeunes femmes – Léocadie Bourgeois, Mathilde Leduc, Hedwidge Buisson et Julie Héon – désireuses de se consacrer au Seigneur, ont accepté de poursuivre la nouvelle fondation. Sous le patronage de Notre-Dame de l’Assomption, elles ont assumé le travail apostolique d’éducation des jeunes filles de la paroisse.
Dès le début, l’abbé Harper avait recommandé aux fondatrices de faire de la charité la marque distinctive de la Congrégation. Cela a encouragé les sœurs à s’efforcer d’être étroitement unies et, à travers les divers engagements de leur mission éducative, à répondre aux besoins concrets de leur époque et de leur milieu. La Congrégation se développe rapidement et répond à de nouveaux appels : écoles mixtes, missions parmi les Premières Nations, écoles normales, instituts familiaux, écoles de musique, institutions d’enseignement supérieur, œuvres catéchétiques, missions lointaines, éducation des adultes et ministère pastoral.
Au fil des ans, les sœurs ont été enseignantes, artistes, musiciennes, animatrices en pastorales, conseillères et accompagnatrices spirituelles. Aujourd’hui, les sœurs exercent leur ministère au Canada, aux États-Unis, au Japon, au Brésil et en Équateur.
– Constitutions, pages 5-6, adaptées
L’héritage éducatif
Dès le début, les fondatrices, Léocadie, Hedwige, Mathilde et Julie, ont été chargées de créer une école pour filles dans la paroisse de Saint-Grégoire. Leurs premiers efforts se sont traduits par une croissance rapide du nombre d’élèves et, par la suite, des vocations.
Le transfert de la maison mère et du noviciat à la ville voisine de Nicolet et la fondation d’un pensionnat dans cette ville ont eu lieu en 1872. Au fil des ans, une croissance rapide s’ensuivit. La maison mère s’agrandit et les sœurs mettent en place des programmes plus nombreux et plus variés à l’école pour répondre aux besoins éducatifs des jeunes filles de la région.
Les premières initiatives ont jeté les bases de ce qui est encore aujourd’hui le Collège Notre-Dame-de-l’Assomption (CNDA), officiellement incorporé en 1967. En 2016, le CNDA est devenu un établissement laïque. Le collège n’est plus parrainé par les Sœurs de l’Assomption, mais il porte néanmoins les racines solides de ses fondateurs et fondatrices, dont la vision, l’engagement envers les arts et l’ouverture à l’innovation demeurent. Aujourd’hui, plus de 150 ans plus tard, le collège résidentiel, désormais mixte, continue de prospérer.

Euntes Ergo Docete Omnes Gentes
Tout au long de l’histoire de la Congrégation, dans la foi et la confiance en la Providence de Dieu, les Sœurs de l’Assomption ont répondu aux appels de l’Église. Elles accueillent volontiers les nouvelles requêtes de services éducatifs, acceptant avec simplicité les conditions de pauvreté et de dur labeur qui les accompagnent. Ces appels les conduisent en divers endroits de la province de Québec, puis en Ontario, en Alberta et en Saskatchewan. Bientôt, des invitations provenant de l’extérieur du Canada leur ont été lancées et les sœurs se sont rendues aux États-Unis, au Japon, au Brésil et en Équateur, où elles ont ouvert des écoles et admis des vocations.
Vivre la mission éducative
Au fil des ans, les Sœurs de l’Assomption ont vécu leur mission éducative en fondant des écoles, en créant des programmes d’études, en rédigeant des livres, en créant des cours et des programmes éducatifs et en offrant des cours d’art. Au fil du temps, le travail éducatif dans le ministère pastoral et l’éducation des adultes ont été de nouveaux domaines dans lesquels les sœurs ont commencé à servir.
Aujourd’hui, comme par le passé, par leur ministère ou par la prière, les sœurs vivent leur mission éducative en étant attentives à « la vie et aux besoins de la communauté humaine » (Constitutions, n° 9).
« Avec Marie, la Vierge de l’Assomption reconnue comme modèle de vie évangélique, nous voulons tout miser sur Dieu, dans la foi en la Providence, pour révéler l’Amour du Père, dans l’éducation. » – Constitutions, p. 16

Contribution dans le domaine des arts
Les arts ont toujours été importants au sein de la Congrégation. Les sœurs artistes ont vécu leur mission éducative en enseignant, en réalisant des peintures, en tissant des tapisseries, en créant des céramiques, en étant musiciennes et en écrivant des compositions musicales originales. La croix que les sœurs portent aujourd’hui a été conçue par l’artiste Jeanne Vanasse, SASV ; le dépôt qui contient les cendres du cœur du fondateur a été façonné par Céline Lahaye, SASV. Les œuvres d’art de la Congrégation sont exposées dans des musées, des centres de retraite, des écoles et des églises. Les artistes partagent également leurs œuvres d’art sur des calendriers et des cartes.

Croix de Congrégation conçue par Sr Jeanne Vanasse, SASV

Dépôt des cendres du cœur du Fondateur, créé par Sr Céline Lahaye, SASV

Couverture Constitutions réalisée par Sr Gertrude Crête, SASV

« Un jour de joie », œuvre d’art de Sr Jeannine Durocher, SASV

« Femme congrégation », argile œuvre d’art de Sr Celine Lehaye, SASV, 2000

« Je chante pour toi », œuvre d’art de Sr Thérèse Gaulin, SASV, 2015

« Écrire sa vie avec l’encre de nos souvenirs » œuvre d’art de Sr Luce Scallabrini, SASV, 1995

« Mon arbre aux couleurs de la vie », aquarelle de Sr Lise Vallée, SASV, 2021

« Vierge de la Tendresse », par Sr Jeanne Vanasse, SASV, 1987, d’après l’icône du XIIe siècle « Vierge de Vladimir »

Ouvre d’art de Sr Jeannine Durocher, SASV
Assumpta Est, CD de la chorale des sœurs de l’Assomption
Enregistré en 2003 sous la direction de Sr Liette Diamond, SASV, avec l’organiste Martin Brossard.
Vierge de l'Assomption
Prière à la Providence
Avec Marie tout miser sur Dieu
Belle sainte Vierge de mon coeur
« Comment pouvons-nous faire un travail d’éducation si notre vie n’est pas éducative, c’est-à-dire prophétique ? » – Alice Mignault, SASV
Icône du Rédempteur
Artiste : Sr Jeanne Vanasse, SASV
L’héritage de Jean Harper
« Fort de sa confiance en la Providence et mû par une charité peu commune, Jean Harper a pu, avec quatre jeunes filles de sa paroisse, entreprendre et mener à bien la fondation de la Congrégation des Sœurs de l’Assomption de la Sainte Vierge, en vue d’une action éducative destinée à la formation chrétienne du peuple qui lui était confié. ». – Constitutions, n° 1
L’héritage de Jean Harper se perpétue : les sœurs et les membres associés incarnent le charisme de la foi en la Providence divine et de la charité réinterprété pour aujourd’hui. L’esprit de Jean Harper vit dans le cœur des Sœurs de l’Assomption et des membres associés, guidant leurs actions.

Jean Harper





