• DU NOUVEAU CHEZ-NOUS ? la grande famille sasv

Une profession temporaire au Japon

Le 25 mars dernier, en notre chapelle dUrawa, avait lieu un évènement assez inusité de nos jours, soit la célébration des voeux temporaires de deux nouvelles recrues japonaises. Il s'agit de soeur Okuno Yuko, veuve convertie au catholicisme et devenue notre associée.

Quant à soeur Mizuura Mariko qui a été carmélite une dizaine d'années voulait plutôt faire partie d'une congrégation apostolique. Son accompagnateur spirituel l'a dirigée vers nous. Ces deux femmes sont dans la cinquantaine. Leur histoire est providentielle. Nous étions plusieurs d'Hirosaki et d'Aomari à nous être déplacées pour rendre grâce et célébrer ce beau moment.

Texte rédigé en japonais par Hasegawa Miho sasv

Un Écho joyeux venant des É. U.

Notre ancienne résidence Assomption de Petersham MA
devient pour plusieurs un oasis d'espérance

Le 26 janvier 2017, nous, les sasv de Marlboro, MA, avons eu le privilège de participer à une rencontre d'une centaine de personnes, qui a consisté en un déjeuner festif et à l'inauguration de la première phase du nouveau Quabbin Retreat. Dès notre arrivée, le personnel de Heywood Healthcare nous a chaleureusement accueillies et a remis à chacune un magnifique corsage poignet. On a ensuite invité Soeur Marguerite Normand à inaugurer l'évènement par une prière de bénédiction. Le conseil d'administration et l'équipe de direction ont exprimé leur profonde gratitude à notre congrégation pour avoir été de fidèles intendantes de ces beaux lieux, qui signifient maintenant espoir et guérison pour un grand nombre de personnes aux prises avec des problèmes de toxicomanie et de santé mentale. Nous étions en admiration devant les transformations de "l'aile est" maintenant devenue le "Dana Day Treatment Center". On entrevoit que le Quabbin Retreat pourra offrir des services autant résidentiels qu'ambulatoires, autant pour les adolescents que pour les adultes, ceci dès février prochain.

Marlboro, MA
30 janvier 2017
Janice Belanger, sasv

Une bourse à la mémoire de Cécile

 

La famille Larocque est fière et heureuse de partager avec vous qu'une bourse à la mémoire de Cécile sera remise à une étudiante ou à un étudiant de l'École des Sciences de l'Éducation de l'Université Laurentienne à Sudbury. Grâce aux dons de la famille et des amis, une bourse de 500 $ sera offerte, débutant ce printemps, pour au moins les dix prochaines années. La présence chaleureuse, la contribution professionnelle et le dévouement de Cécile au cours de son engagement à l'École des Sciences, milieu qu'elle a tant aimé pendant treize ans, seront honorés avec grâce et reconnaissance.

Marie Turcotte Sudbury
30 janvier 2017

La fermeture de notre maison mère

Le 31 mars, jour de LA FERMETURE DE NOTRE MAISON MÈRE s'approche à grands pas. Bientôt, la grande chapelle ne servira plus au culte.

Le samedi 25 mars prochain, à 16 heures, après la célébration eucharistique de la fête de l'Annonciation, Mgr André Gazaille procédera donc à un rituel de désacralisation.

L'Équipe de Leadership de la Congrégation sera présente à cet événement marquant de notre histoire ainsi que les soeurs du campus et du centre du Québec pouvant y participer.

Nous croyons fermement que notre Dieu Providence parcourt avec nous cette étape de notre mystère pascal. Nous vous invitons à la traverser dans une solidarité priante et dans la confiance en Lui « dont la bienveillance ne se lasse jamais ».

Madeleine Brochu, sasv
Pour l'Équipe de Leadership
Le 22 fév. 2017

Des échos de la 3e rencontre des Associé-ES du Brésil, tenue à Sao Luis les 11-14 novembre 2016

Texte rédigé par soeur Maria dos Santos Barros Fonseca sasv et édité par soeur Denise Brochu sasv

On comptait environ 70 personnes en provenance de quatre états : Alagoas, Maranhao, Paraiba, Pernambuco

Thème exploré : « Être des échos joyeux de la Parole pour garder vivante la flamme de l'espérance » Ce temps de ressourcement de notre famille sasv, désiré comme l'eau au désert, nous a réconfortés, contrastant avec la dure réalité que l'on côtoie : violence, mépris des droits et désenchantement.

J'ai vu les Associé-ES et les Soeurs de l'Assomption préparer cet événement, en communion de coeur et d'esprit ;
J'ai vu un groupe d'associés s'organiser et planifier le rassemblement comme tel ;
J'ai vu des personnes ressources soucieuses de livrer leur contenu afin d'être bien comprises ;
J'ai vu des parents en recherche d'alternatives pour vivre leurs valeurs ;
J'ai vu un groupe en cheminement, désireux d'échanger tant leur prière que leurs loisirs, tant leur vécu émotionnel que leurs valeurs culturelles.
D'autre part j'ai vu le dévouement des SASV, « petit reste d'Isarël » dans leur partenariat avec leurs Assosié-ES ;
J'ai vu l'intérêt et le soutien des ex-missionnaires par leur prière et leurs messages ;
J'ai vu notre animatrice générale, soeur Muriel Lemoine nous encourager et nous communiquer son espérance ;
J'ai vu ces hommes et ces femmes engagés pour un monde meilleur, vivant la fraternité et la solidarité en dépit des souffrances ;
J'ai vu Sandra Allaire, associée de Nicolet, psycholinguiste invitée, mettre à profit ses connaissances pour la défense de la vie.

On a profité de notre réunion pour souligner le 60e de l'arrivée des Soeurs de l'Assomption au Brésil ainsi qu'avec fierté, le 10e anniversaire d'existence des ASASV au Brésil.

« Voici que je fais une chose nouvelle : elle germe déjà, ne le voyez-vous pas ? » Is. 43, 19

Comment ne pas voir ce quelque chose de nouveau ? Dieu est avec nous dans cette recherche d'alternatives pour incarner la Parole.

Nos Associé-Es sont retournés chez eux comblés, éclairés par la Parole, nourris de cette nouvelle expérience, prêts à enrichir les réflexions dans leurs communautés, à approfondir les sujets abordés en ateliers.

Que le manteau de la Vierge de l'Assomption nous couvre de sa tendresse !

Article complémentaire au précédent, rédigé par Givaldo Pinheiro, coordonnateur des Associé-ES au Brésil - édité par soeur Denise Brochu pour le site.

Tout comme soeur Carol Zinn, personne-ressources au Chapitre 2015 qui qualifiait la rencontre d' « événement ecclésial » de même j'affirme que notre rassemblement est aussi un « événement ecclésial ». Quelles qu'en soient l'issue et ses retombées l'important se joue au coeur même de ce moment : nos conversations, nos échanges, notre discernement, nos silences, nos rires, nos larmes et même nos repas tout cela constitue la RENCONTRE. Tout ce qui est vécu ici est VIE, vie de la Congrégation des Soeurs de l'Assomption.

Nous apercevons ici le logo de notre réunion,
Parole - d'où provient l'écho
Lumière - qui illumine notre espérance
Étoile - qui signifie notre engagement d'Associé-ES

Nous retenons les trois mots qui ont guidé notre cheminement vers le Chapitre,
Présence
Témoignage
Espérance

Nous allons travailler en ateliers intitulés :

La corporéité et l'espérance- comment être écho à partir du mouvement de notre corps, expression de notre vie ?

Le génogramme de la famille dans la Bible - comment être écho à travers notre histoire personnelle et familiale en parallèle à l'histoire biblique ?

Les relations familiales et le défi de la drogue - comment être écho devant l'enjeu mondial de la drogue, comment notre vécu familial peut contrer ce fléau ?

Nous sommes heureux de tout risquer, avec la protection de Notre-Dame de l'Assomption pour un Brésil meilleur, pour un monde meilleur.

Comme au chapitre, soeur Carol Zinn nous invitait à chanter « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur » de même je vous invite tous à vivre ce moment de grâce afin que nous puissions, à notre tour chanter « Réjouissez-vous toujours dans le Seigneur ».

Bonne fête soeur Isabelle !

Le 18 novembre dernier, notre soeur Isabelle Descôteaux du Pavillon Sainte-Marie, fêtait ses 110 ans bien sonnés ! Les Soeurs, de même qu'un neveu et deux nièces sont venus célébrer avec elle, l'événement assez unique de nos annales.

Des vies données au Christ en éducation

Trois Soeurs de L'Assomption de la Sainte Vierge d'Edmonton, Alberta
De gauche à droite : Soeur Herma Martin
Soeur Pearl Gaudreau
Soeur Madeleine Prince

Traduction libre, par soeur Denise Brochu, d'un article paru dans le Western Catholic Reporter et rédigé par Thandiwe Kougwai, le 11 octobre 2015

Lorsque soeur Madeleine grandissait au petit village de Delmas en Saskatchewan, , le mot « Providence » surgissait souvent dans les conversations. Ce n'était pas facile sur la ferme, à travers la sécheresse ou la grêle. Mais ses parents étaient des gens de foi, convaincus que Dieu saurait pourvoir en temps et lieu. Elle fit connaissance des religieuses, comme élève, à son école. C'était au temps où le gouvernement interdisait l'enseignement du français et de la religion. Pour contourner cette loi, les Soeurs allait enseigner en habit laïc. Il n'y avait plus de croix accrochée au mur mais elles en avaient mis une sur chacun des pupitres de leurs élèves. « Nous avons été formés à nous battre pour nos droits » ajoute soeur Madeleine, maintenant âgée de 72 ans. Après son secondaire, elle choisit de devenir religieuse, elle aussi. « Je voulais m'inscrire dans cette voie et faire connaître Jésus ».

Le charisme des Soeurs de l'Assomption se manifestait en éducation, surtout des plus pauvres. Elles répondaient à l'appel de l'Évangile : « Allez enseigner toutes les nations » »

Soeur Herma Martin, l'une des six dernières SASV à Edmonton, ajoute, « La spiritualité de la Congrégation est ancrée dans le mystère de l'Assomption, comme l'exemple vivant de l'accomplissement final de l'humanité, en et par le Christ. Les SASV ont connu une large expansion, rejoignant cinq cultures différentes : canadienne, américaine, japonaise, brésilienne et équatorienne. En 1926, les SASV, à la demande de Mgr Vital Grandin, évêque d'Edmonton, ouvrirent une école pour filles où on assura leur éducation, jusqu'en 1972. Tout en poursuivant en éducation les Soeurs s'engagèrent dans d'autres champs d'apostolat soit comme infirmières, travailleuses sociales et agentes de pastorale. À travers ces changements, les Soeurs ont été fidèles à oeuvrer auprès des femmes et des moins bien nantis.

Malgré le vieillissement et le déclin des effectifs, (368 membres), les Soeurs ont la conviction que leur charisme va être repris par d'autres et d'une autre façon. Il y aura toujours des personnes dans le besoin, d'autres vocations sont à germer. Plusieurs d'entre elles sont le fruit de notre oeuvre d'éducation. Pour notre part nous allons poursuivre notre mission tant que nous le pourrons dans l'espérance que Dieu est toujours à l'oeuvre avec ou sans nous.

Un ancien couvent devient un « Couette et Café », à Val-Marie, au seuil du Grasslands Park en Saskatchewan.

Traduction libre d'un article du Edmonton Journal -10 juillet 2015 - rédigé par Elizabeth et Jonathan Withey

Cet ancien couvent fut érigé en 1939 pour « Les Soeurs de l'Assomption ». Une partie de l'édifice leur était réservée tandis la deuxième servait d'école secondaire et cela jusqu'en 1960. Ces locaux furent ensuite vendus pour en faire un lieu de soin de santé qui à son tour fut abandonné en 1978. En 1996, juste avant sa démolition, M. Robert Duncan et son fils Adam le récupérèrent pour le convertir en un « Couette et Café ». On conserva la petite chapelle et son confessionnal et dix chambres sobres et tout de même confortables.

Jana Cornoc est la femme à tout faire, administratrice, cuisinière et réceptionniste. Elle affirme que la petite auberge ne désemplit pas de mai à octobre. Plusieurs cherchent le silence et la tranquillité, tandis que d'autres veulent faire l'expérience de dormir dans un couvent. Il reste quantité d'objets et de souvenirs pour rappeler la présence de religieuses éducatrices : le réfectoire, une salle de rencontres, des tableaux noirs où sont écrits des versets bibliques. L'auberge est de nouveau à vendre au petit village Val-Marie d'environ 130 habitants.

Un brin d'histoire.
En 1803, Val-Marie faisait partie du territoire de la Louisiane vendu par la France aux Etats-Unis L'Acte de L'Amérique du Nord passé entre le Canada et les Etats-Unis en 1880, le petit village Val-Marie devint alors canadien.

www.convent.ca



1785 : Réfugiés du Ghana Marie et Moïse Zahoui

Soeur Marie Turcotte nous achemine ce lien, où au cours d'une présentation de 25 minutes environ. Elle entre en dialogue avec une famille réfugiée de la Côte-d'Ivoire.

Un au revoir à la Maison Shalom d'Alexandria

Le 6 décembre dernier, un rassemblement d'une quarantaine de personnes, avait lieu à la Maison Shalom dans le but d'exprimer reconnaissance et au revoir à deux vaillantes ouvrières sur le point de dénouer le tablier de service. Il s'agissait de soeur Alice Laurin et de Madame Monique Keeler. Deux conseillères de notre Équipe de Leadership, Soeur Adrienne Roy et soeur Suzanne Carrière participaient à cet événement.

En 2008, soeur Alice Laurin acceptait la direction de Shalom prenant la relève des Soeurs de Sainte-Croix. Pour se faire une idée de cette mission, allez voir sur le présent site deuxième section : pour sortir et servir- actualité de nos engagements- accompagnement spirituel-Maison Shalom.

M. John F. MacDonald du Comité consultatif de Shalom, agissait en tant que maitre de cérémonie. Il a fait ressortir le dévouement sans limites des deux héroïnes du jour. Elles ont travaillé main dans la main dans un service complémentaire. Pour faire parler des nombres, soeur Alice a accueilli au cours d'une période de 8 ans, 27,440 participants et madame Monique a servi 132,806 repas sur 25 ans. Elle est une chef reconnue, digne de sa réputation. On se rappellera le goût inimitable de ses tourtières.

Nous nous souviendrons de leur dévouement généreux et passionné et nous nous considérons heureux d'avoir pu travailler en étroite collaboration avec elles. Leurs chemins se séparent mais elles continueront de travailler au Royaume et à son climat, celui de Shalom. Ce mot hébraïque se traduit ainsi : paix, harmonie, satisfaction, sérénité, prospérité. On l'exprime aussi bien à l'arrivée qu'au départ.

Alice et Monique SHALOM !

Dans l'univers des femmes de Dieu

Écho joyeux d'une parole à Saint-Grégoire

Église de Saint-Grégoire, Bécancour, paroisse de notre fondation

Le 2 février, en la fête de la Présentation, M. L'abbé Pierre Garceau, curé de St-Grégoire, a voulu souligner la clôture de l'année de la vie consacrée en invitant spécialement les Soeurs de l'Assomption au lieu béni de leur fondation. Cette célébration de la fête de la lumière a été particulièrement impressionnante. Une vingtaine de jeunes, qui se préparent à leur première communion, étaient très impliqués dans la liturgie. Toute cette jeunesse a émerveillé l'assemblée et les soeurs venues de Nicolet par leur participation pleine de respect et de sérieux. Un moment très attendu a été celui où soeur Carmelle Champagne a été appelée à donner le témoignage de son engagement dans l'éducation.

... « Je suis reconnaissante envers ma Congrégation d'avoir contribué à l'éducation des jeunes et plus spécialement au milieu de vous dans les écoles de Précieux-Sang, Ste-Angèle-de-Laval, Saint Célestin et Saint Grégoire pendant de nombreuses années comme enseignante et directrice d'école. Ma première préoccupation était : Que l'enfant, au coeur de l'école, inspire et oriente nos décisions et nos projets de renouveau. Ce fut pour moi un temps de grâce ! » extrait

Merci, Soeur Carmelle de cette prise de parole significative dans l'église même de nos origines.

En 2016, quel sera l'écho de notre mission ?

Inspiré du Bulletin de Nouvelles du 19 février 2016-02-20 acheminé par l'équipe du Centre de Prière

Des nouvelles de soeur Fernande Rivard

En septembre dernier, soeur Fernande retournait au Nunavut, pour un autre stage qui prendra fin en janvier 2016. Stage missionnaire qui comme on le sait est vécu en partenariat avec soeur Dorica Sever FFM. Cette année, il y a du nouveau dans le paysage ! La nomination d'un prêtre à Arviat, explique le fait que nos deux vaillantes ouvrières sont allées à Whale Cove, petit village isolé, plus au nord sur les bord de la Baie d'Hudson pour exercer leur ministère. Je leur cède la parole où elles nous décrivent leur engagement tel que vécu au quotidien.

« Notre mission première au Nunavut demeure toujours la même : révéler l'amour du Père aux gens de notre milieu en étant pour eux une présence aimante, discrète et compatissante ; en les accompagnant, en cheminant avec eux, et en répondant à leurs besoins dans la mesure du possible ».

« Du lundi au vendredi de 15h30 à 17h, nous offrons des activités variées aux enfants d'âge scolaire : temps d'accueil, de prières, de chants, de catéchèse, de détente, de jeu….incluant toujours une collation car nos enfants ont faim… Être attentives aux enfants et leur offrir un espace accueillant et sécuritaire demeure une PRIORITÉ ».

« Nous sommes aussi disponibles pour les gens qui veulent faire bénir leur famille ou leur maison ; pour les malades qui désirent recevoir la communion à domicile ; pour ceux qui nous demandent de prier avec eux à la veille d'un départ pour l'hôpital ; pour les personnes qui traversent des moments difficiles ».

« Autres projets que nous prévoyons dans un avenir prochain :
Chaque mois, donner de la formation aux personnes impliquées dans la Société de Saint Vincent de Paul.
Travailler avec les parents, avec les jeunes, et offrir, en février une session aux adolescentes.

Comme vous pouvez le constater, notre vie à Whale Cove n'est pas monotone ! Dans notre prière communautaire, nous confions au Seigneur les frères et soeurs avec qui nous cheminons sur nos routes quotidiennes. Nous lui parlons aussi de VOUS, en lui rendant grâce pour le soutien que vous nous apportez par votre prière, vos mots d'encouragements et vos nombreux gestes d'amitié et de solidarité ».

Vos soeurs,
Dorica ffm
Fernande sasv

Petersham, une vocation qui se poursuit

On nous apprenait dernièrement que nous avons vendu notre propriété de Petersham. Curieux-ses de savoir ce qui advient de notre ancienne demeure ? En me basant sur un article d'un journal local, (Worcester Telegram & Gazette) paru au début d'octobre 2015 voici ce que je suis en mesure de vous communiquer.

Nous avons vendu « notre Petersham » au Heywood Healthcare. Ce centre était à la recherche d'un endroit permettant de répondre à de grands besoins en santé de la région, spécialement d'ordre de santé mentale, affectée par l'abus d'alcool et de drogues. On lui a donné le nom Quabbin Retreat.

Avec le temps on veut desservir une clientèle aussi bien externe qu'interne. On offrira une résidence de 86 lits au service aussi bien des adultes que des adolescents.

Ce projet de plusieurs millions se réalisera au cours des prochaines années. Il consistera à rendre adéquats ces lieux et à les intégrer petit à petit à la région de Petersham.

Nous prions pour que les saintes devancières qui ont vécu à Petersham veillent sur ce projet et sur les personnes en besoin d'une meilleure santé et d'un mieux être.

Correspondance vaticane

On dit que le Pape François reçoit environ 2,000 lettres par jour.
Saviez-vous que l'une des nôtres a eu l'heureuse audace d'écrire au Pape ?
C'est en février dernier, que soeur Pauline Perron a écouté son coeur et lui a posté un mot bien gentil.
Le Pape lui a répondu comme en fait foi ce qui suit.



Sa Sainteté le Pape François
Vatican
Rome

Sa Sainteté,

Le moment est favorable pour vous faire parvenir mes plus sincères félicitations et remerciements pour les belles lettres d'amour que vous écrivez au nom du Christ Jésus. Ce sont des grâces abondantes que le Dieu puissant nous donne en ces temps de violence.

Votre livre « La joie de l'Évangile» ravive en moi les paroles du Verbe de Dieu et ma joie d'être la servante du Seigneur par sa Parole.

« Partout où il y a les consacrés, il y a toujours de la joie », nous dites-vous. Merci de nous rendre encore plus joyeuses par cette affirmation. Mon coeur est rempli d'allégresse et l'Esprit agit d'une façon spéciale dans mon coeur. Je m'unis à vos gestes tout simples devant les pauvres, car ils sont bénédictions pour tous et toutes.

J'implore votre bénédiction sur une pauvre petite religieuse qui demande des prières pour vivre selon «La joie de l'Évangile». Mes prières et nos prières vous accompagnent chaque jour afin que le Seigneur vous donne les grâces nécessaires pour guider notre monde vers ce Dieu de Bienveillance, en ce Carême.

Que Dieu vous bénisse et exauce nos prières dans la mission importante qu'II vous donne. « Le Seigneur nous appelle chaque jour à le suivre avec courage et fidélité; il nous a fait le grand don de nous choisir comme ses disciples», nous dites-vous, dans le livre « Réjouissez-vous ».

Bien unie, en communion avec ce que vous vivez, je demande à Dieu de vous accorder la santé et la sainteté pour vivre toujours de son Amour.

Connaissant votre disponibilité pour tous et toutes, je ne demande pas de réponse à cette communication, car je suis assurée de votre attention, de votre bienveillance et de votre prière. Merci! Pardonnez-moi mon manque de protocole, mais je n'ai jamais écrit à un Pape...

Une religieuse chez les Soeurs de l'Assomption de la Sainte-Vierge
À Amos, Abitibi, Québec, Canada.
Amos, le 28 février 2015.

Autochtones, territoires réduits

Vivre la réduction des territoires autochtones
Le 14 mars après-midi, au Centre des Arts populaires de Nicolet, « LA COLLECTIVE DES FEMMES » fait expérimenter la désappropriation progressive des terres autochtones. Mme Nicole O'Bomsawin, anthropologue, Abénaquise d'Odanak dirige la mise en situation, dans un souci de vérité historique, sans hostilité. Le point de vue, celui des autochtones mérite d'être entendu, expérimenté. es SASV de la Maison Mère, Soeurs Céline Lahaye, Lucille Péloquin, Thérèse Comeau Mariette Milot, Carmelle Leclerc, Jacqueline Bourassa, et Monique Laliberté, SASV de la Maison Ste-Thérèse sont de la partie. Mme Lizotte se joint à elles.

Un peu d'histoire
600 ans dans l'histoire du monde, c'est peu de choses. Il y a 600 ans, les Européens ignoraient l'existence de l'Amérique. Ceux que l'on appellera « les Indiens » ne peuvent imaginer que des Blancs outre Atlantique les envahiront, feront la conquête de leurs territoires qu'ils réduiront systématiquement. « Les Indiens » que l'on nomme « Sauvages », sans notation péjorative au début, habitent l'Amérique du Nord depuis 15,000 ans environ. Ils appartiennent à cette terre qu'ils nomment « L'Île de la Tortue ». Lors de l'arrivée des Blancs qui veulent s'installer vers 1600, les Indiens les accueillent bien. Les Canadiens ont besoin d'eux et sont heureux de leur collaboration. Plus tard, dans une lutte de conquête, les Français et les Anglais favorisent les guerres entre les nations. En 1763, le Canada passe à l'Angleterre.

Mise en situation
Au Centre des Arts populaires, la grande salle sert de scène. Les chaises sont rangées le long des murs et laissent un grand carré libre. Des bénévoles tapissent le plancher de couvertures. La centaine de femmes présentes sont invitées à se déchausser et à monter sur les couvertures. Elles représentent les Indiens qui occupent le territoire avant l'arrivée des Blancs. On distribue des cartons blancs à plusieurs des participantes. Ces personnes sont invitées à se retirer, elles ont pris les maladies « des Blancs », elles n'ont pas d'anti corps et meurent. La population autochtone diminue de plus du tiers. On enlève des couvertures. Aux changements de gouvernements, on fait des traités, souvent non respectés par les Blancs, des lois qui réduisent les droits et les territoires autochtones. À chaque fois, on enlève des couvertures et des figurantes sont invitées à se retirer.

Un aperçu
Lors de l'entrée des provinces de l'Ouest, dans le Canada, vers 1900, le chemin de fer envahit les terres autochtones. Il y a des guerres, des exécutions, la destruction des bisons « pour affamer les Indiens ». Les territoires autochtones des Cris et autres nations diminuent. La population indienne se trouve réduite de plus en plus. L'Abitibi est intégrée au Québec vers 1900. Cette fois ce sont les Algonquins, les Atikamekw et les Cris du Québec qui voient leurs territoires et leurs droits diminués. Lors de la construction des barrages pour former le Réservoir Gouin, vers 1917, les terres autochtones sont inondées. Les Atikamekw n' en ont pas même été avertis. Ils doivent fuir parce que l'eau monte.

Autre tentative de diminuer les populations autochtone, on distribue aux Indiens des couvertures infectées de tuberculose. Les personnes qui ont reçu des couvertures sont priées de se retirer du jeu, « elles sont mortes ». On diminue les territoires. L'expérience des pensionnats demeure douloureuse. Cela déchire les familles. Parents et enfants sont séparés pour de très longues périodes. Les distances sont grandes. Les déplacements se font par avion. On y voit une volonté d'assimiler les autochtones. À la fin de cette mise en situation, il ne reste qu'une poignée d'Amérindiens et très peu de territoire.

Réactions
Les sentiments, les réflexions, les questionnements se bousculent dans le coeur et le tête des femmes présentes, majoritairement blanches. Celles qui le veulent peuvent prendre la parole. Les plus jeunes reconnaissent ne pas connaître cette histoire. Soeurs Lucille Péloquin et Monique Laliberté expriment leur compassion, leur amour des autochtones, l'admiration de leurs valeurs, la confiance dans leur avenir envers et contre tout.

Sr Monique Laliberté exprime le désir que l'on puisse faire état du positif aussi. Quand Sr Mariette Milot se lève pour se rendre au micro, de jeunes femmes autochtones s'empressent de lui faire escorte et de faciliter sa démarche. C'est très sympathique ! La générosité et l'amour sont présents !

Entendre et vivre pour ainsi dire « de l'intérieur » la désappropriation des autochtones est bouleversant. Nous regrettons beaucoup les injustices faites aux Premières Nations. Nous croyons que les autochtones qui ont survécu à plus de 400 ans d'occupation ont les potentialités de prendre en main leur destin. Ce qu'ils font d'ailleurs progressivement.

Un magnifique jeu de tambour par des femmes autochtones clôture l'expérience. Pour les autochtones, le tambour symbolise les battements du coeur. Ce coeur qui a connu de grandes souffrances, ce coeur qui se relève et veut vivre.

Monique Laliberté, SASV.
Mars 2015

Hommage à vous, chères religieuses de l'Assomption en ce jour de la Fête des Mères

En ce jour de la Fête des Mères je pense à vous, les religieuses de l’Assomption qui ont pris soin de moi entre les années 1959 et 1963 au couvent de la Maison Mère et 1963 à 65 à l’Institut Familial.Je soupçonne que plusieurs de vous sont décédées alors j'étends mes sentiments d'appréciation à toutes les religieuses qui se sont dédiées à l'éducation de jeunes filles québécoises aux cours des années.

Ayant perçu les périls de l'école publique pour sa fille ainée, ma mère m'avait envoyée au couvent de Nicolet avec une vision pour moi d'être “une fille distinguée”. Mon nom de fille est Suzanne Poulin. Je vis en Ontario avec mon mari, M. Day, et mes 2 enfants depuis plus de 30 ans.

Mardi dernier, le 8 mai, à mon retour d’un voyage dans la ville de Québec, je suis arrêtée brièvement au couvent de Nicolet avec ma fille, ma future belle-fille et sa mère. Elles étaient fascinées et mieux informées pour comprendre mon passé.

Je leur parlais de l'éducation classique que vous pourvoyiez pour nous. Je ne me souviens pas du contenu des cours au niveau scolaire mais de l'inspiration accompagnée de la joie d'apprendre afin d'être des femmes accomplies et prêtes à “servir les autres”. Je me souviens des leçons de musique, de peinture, de couture, de cuisine... de discipline, de valeurs religieuses données par des femmes douées non seulement avec leurs dons respectifs mais avec une dédication et une joie qui réflétaient leur amour pour Jésus.

J'ai aussi vécu beaucoup de solitude, en étant de Montréal, je ne voyais ma famille que quelques fois par année. Par contre, je peux sincèrement dire que me sentais aimée par chaque religieuse. Je pense aux religieuses (je ne me souviens plus des noms... soeur St Agnès... ) qui prenaient soin de moi en termes de discpline de vie et des religieuses qui me faisaient confiance (je n'ai jamais trahi cette confiance) en me laissant aller “en ville” et toute seule pour faire de petites “courses” des sorties dont j'avais bien besoin pour ma vie émotionelle. Je vous dis MERCI.

Je me souviens particulièrement de soeur Saint Gaston avec qui je me sentais aimée de façon “spéciale”! En réfléchissant à son impact dans ma vie, je pleure doucement! Dans mon effort d'exprimer ces émotions je pense que non seulement elle m'encourageait à m'exprimer mais aussi elle percevait en moi une créativité et m'inspirait à voir la vie de façon “divergente” ce qui m'a beaucoup aidée dans ma vie. À 67 ans je continue à servir Jésus comme psychologue en étant créative dans mon approche!

Les bons souvenirs remplissent mon coeur d'appréciation pour vous, chères religieuses: je viens vous dire un gros merci du fond de mon coeur en ce jour de la Fête des Mères. Merci pour les mères que vous êtes.

Non seulement je prie pour vous aujourd'hui mais aussi je vais vous mettre sur ma liste de prière et demander à Jésus de continuer à vous remplir de Sa Joie et Son Amour, pour l'éternité.

Sincèrement vôtre,
Suzanne Day, Neuropsychologue
Certified Fellow, Neurofeedback/qEEG by Biofeedback Certification International Alliance (BCIA)

Barrie On, le 10 mai 2015

Des nouvelles des ASASV de Drummondville

Assise : Jacynthe Coté
Debout de gauche à droite : Sr Aline Vadnais, Jean- François Leblanc, Lise Leclerc,
Alain Lafond, Francine Richard, Ghislain Dallaire, Sr Adrienne Roy

Nous avons eu le bonheur de participer à une célébration des engagements de cinq nouveaux associés, le 25 mars 2015, à la chapelle de la maison des soeurs de l'Assomption, à Drummondville. Ce fut une belle rencontre où sœurs et associés ont pris plaisir à échanger ensemble. Sr Adrienne Roy, responsable des associés de la Congrégation, était présente pour accueillir chaleureusement nos nouveaux venus dans la communauté des associés. Ces derniers ont été formés par Sr Aline Vadnais et poursuivront leur cheminement de foi ensemble. Il ya maintenant deux groupes à Drummondville, un de 18 participants et ce nouveau groupe en comptant cinq, ainsi que quelques associés par la prière.

Voici les noms de ceux qui ont fait leur engagement :
Mme Francine Richard
M. Ghislain Dallaire
M. Jean-François Leblanc
M. Alain Lafond
Lise Leclerc

Des nouvelles du Nunavut

Soeur Fernande Rivard me donnait dernièrement des nouvelles de son ministère à Arviat. Il me fait plaisir de vous les partager par l'entremise du Bulletin de Nouvelles.

Ce n'est pas parce que la météo frôle assez régulièrement les -40C que l'on fonctionne au ralenti...

Entre plusieurs activités je choisis de vous raconter cette dernière, une fin de semaine de retraite bien particulière. À leur invitation (d'elle-même et de soeur Dorica ffm), le Père oblat Susai Jesu, missionnaire en Saskatchewan d'origine indienne, est allé donner une retraite à leurs leaders, intitulée « Healing Retreat on Grieving » qu'on peut traduire par « Guérir de ses deuils ».

On sait tous que des deuils non résolus peuvent mener à des problèmes psychologiques graves : crises de rage incontrôlée, anxiété, dépression, dépendances ainsi qu'à des problèmes de santé : diabète, hypertension, asthme, allergies et j'en passe.

Il est important pour ces gens d'entamer un processus de guérison, d'autant plus que dans le passé on leur avait enseigné de ne pas pleurer, de ne pas exprimer leurs émotions afin de donner une image de force et de courage. Mais à quel prix ? Ce temps de retraite leur a fourni un lieu et des outils pour faire face à ces peines et ces deuils refoulés.

Les douze leaders participants en ont tiré grand profit et sont maintenant habilités à partager avec les leurs, leurs lumières et leurs nouvelles compétences.

Le Père Susai Jesu omi a ceci à dire de nos deux vaillantes missionnaires.
« Leur style de vie, leur vie religieuse et communautaire, leur amour des gens d'Arviat, m'inspirent grandement. Ce milieu est vraiment chanceux de les avoir ».

Un arracheur de dents raconte

(une expérience que Rémi Lessard, prêtre de Cochrane et associé nous partage)

Du 31 janvier au 14 février 2015, je me trouvais en République dominicaine, dans un petit village (bataye), avec une équipe de cinq personnes, venue soulager le « mal de dents ». Depuis déjà dix ans, des paroissiens et des adolescents de notre école catholique,« Nouveau Regard » s'y rendent, en alternance, pour aller prêter main forte aux Filles-de-Marie, une congrégation belge qui se fait proche d'Haïtiens émigrés en République dominicaine. Cette année encore, le Dr Herb Harris, dentiste de notre communauté, tenait absolument à aller soulager de ces personnes.
« Les besoins sont si grands » dit-il.

Dr Michel Gravel, de Kapuskasing s'est aussi senti interpellé et s'est joint à l'équipe. Nous avons accueilli 290 patients de tous âges, pour extraire et nettoyer des dents. Et grâce à une machine portable, reçue de Hong Kong, nous avons pu faire quelques travaux de plombage.

Comme je parle l'espagnol, on m'a confié l'accueil. J'ai dû rassurer, encourager, consoler, tenir des mains et même chanter « Au clair de la lune » pour accompagner toutes ces personnes. Quel soulagement pour eux ! Quels beaux sourires, une fois la douleur disparue. Quel privilège pour moi ! Quelle joie de recevoir leurs accolades (abrazos) en signe de reconnaissance.

Cette expérience nous fait apprécier ce que nous tenons pour acquis, en terme de soins médicaux et hospitaliers.

«Quelle chance nous avons, d'être nés au Canada », me disait un jeune de l'équipe.

Au Brésil, une mission de libération

«Non plus esclaves, mais frères, soeurs...» Pape François

Ici, des «matantes» solidaires !

Dans son message de la Journée mondiale de la Paix 2015, le Pape François rappelait le 1er janvier «qu'il est fondamental que soient reconnues et respectées la dignité, la liberté et l'autonomie de chaque personne humaine.». C'est ce que à quoi s'engagent, avec enthousiasme et dynamisme, les soeurs de l'Assomption et d'autres congrégations du Brésil à travers un projet merveilleux destiné à permettre à des jeunes filles de la rue, déjà enlignées vers la prostitution et la traite humaine, de retrouver leur dignité et leur identité de femmes. Il se nomme : «Projet Thalita» en référence à la Parole de Jésus dans Marc 5, 41 : «Petite fille, lève-toi» (Thalita koum).

L'expérience a commencé il y a plusieurs années, d'abord dans un centre qui accueillait une quinzaine de jeunes filles, presque toutes de familles qui vivent dans la rue. On leur offrait le gîte et une formation de base (scolaire, psychologique, etc). À 17 ans, elles quittaient le Centre, la plupart capables de se prendre en main, mais toujours avec l'accompagnement du personnel de Thalita. Cette mission s'est transformée au cours des années, dû en partie aux difficultés financières. Toutes sortes d'autres projets se sont mis alors à fonctionner à l'intérieur de ce centre pour continuer l'aide aux jeunes filles : artisanat, cours de violon, de flute, apprentissage de l'internet, aide psychologique et autres. L'objectif étant de les aider à retrouver un équilibre dans leur vie, il sous-tend tous les engagements des responsables de ce projet, particulièrement de soeur Carmen Lucia dos Santos, soeurs de l'Assomption brésilienne. Ces personnes se débattent pour recueillir des solidarités de l'intérieur et de l'extérieur afin de créer des liens tangibles avec des personnes sensibles à leur situation.

C'est ce qui a donné naissance à un projet magnifique, «une petite merveille si simple» réalisée par Nicole Campeau de St-Léonard d'Aston : «les matantes» («les titias» en portugais). Nicole a d'abord participé avec moi et 17 autres personnes à un voyage au Brésil à l'occasion des 50 ans de présence des SASV dans ce pays. Touchée au plus profond par les conditions de vie des gens, des jeunes filles spécialement, mais aussi par leur courage et leur créativité, elle a voulu donner suite à son voyage en formant avec ses amies les plus proches le groupe des «matantes». À l'occasion des Fêtes, lors de leur party d'amies, elles préparent une carte de Noël (tableau d'hiver enneigé) dans laquelle elles écrivent quelques lignes d'amitié, signées personnellement, et dans laquelle aussi elles glissent un chèque, souvent très généreux, pour la poursuite de Thalita. J'ai eu la chance d'apporter moi-même là-bas ces «trésors» et j'ai pu voir dans les yeux des jeunes filles, des larmes de bonheur intense : «Des «matantes» au Canada pensent à moi et m'aiment ! Est-ce que c'est possible ?» Quand on est une fille de la rue, disons que ce n'est pas coutumier! Quand j'entends maintenant quelqu'un dire qu'on ne peut rien y faire, qu'on est impuissant devant la misère, je leur parle tout doucement de Thalita et des «matantes» : plus simple que ça tu meurs, que je leur dis, mais quand tu vois ce que ça donne, tu pleures !

Transmettre ainsi une Espérance dans le coeur de ces jeunes, c'est leur ouvrir grande la porte de l'avenir, la porte d'un bonheur jusque là impensable. C'est aussi savourer soi-même et en abondance l'immense «joie évangélique» que procure la solidarité. Bravo les matantes, vous êtes tout simplement magnifiques ! Qui sait si d'autres «titias» et «titios» ne surgiront pas, quelque part dans l'univers des coeurs généreux ?

Mariette Milot, sasv - Nicolet

Si une personne ou l'autre souhaitait former un autre petit groupe «genre matantes» en solidarité avec «Thalita», C'EST TRÈS POSSIBLE : vous adresser à soeur Mariette Milot (819-293-3768)

Article paru dans le bulletin diocésain « En Communion » du diocèse de Nicolet

Lumière et compassion

Les 8 et 9 novembre 2014, les soeurs de la maison mère ont eu la chance de vivre une expérience émouvante, priante et riche de sens évangélique. Soeur Lucille Péloquin, fut l'animatrice de ces moments de grâces. Chance nous a été donnée de découvrir et de vivre quelque peu - à travers ses propos convaincants - la réalité des «Écoles Résidentielles» dans l'Ouest canadien et de constater où en sont les choses dans le différend qui oppose les Premières Nations au gouvernement, et par le fait même aux diocèses et aux communautés religieuses, dont les sasv.

D'abord à l'écoute de l'histoire douloureuse des Premières Nations, «LUMIÈRE» se faisait sur le vécu de nos soeurs engagées auprès d'elles et subissant les exigences de l'accompagnement demandé par le gouvernement. Les larmes remplissaient nos yeux et notre coeur était tourné vers les uns et les autres, dans une «COMPASSION» profonde. C'est « du dedans» que montait notre supplication quand soeur Lucille nous invitait à prier avec les autochtones et dans leur langue:«Notre grand Dieu, Père, tu es avec nous comme au ciel; « N'otawinan, kitchi kisikok: eyayan». Jésus, doux et humble de coeur, l'Ave Maris Stella, J'irai la voir un jour.» Et la réponse de Dieu: «Écoute mon peuple, malgré tes blessures et ta colère, entendras-tu l'amour qui jaillit de ces 'gens de bonne volonté', mes missionnaires ... , elles vous aimaient vraiment et elles pleurent avec vous, elles veulent se réconcilier avec vous et vous demander pardon ... »

Tout au long de cette expérience spirituelle et historique, nous avons eu la nette impression de participer personnellement à ces événements, « en état de réconciliation» avec nos soeurs et frères des Premières Nations et, comme nos soeurs de l'Ouest, « portées par l'espérance » de voir poindre le jour où soeurs et frères du même Créateur marcheront de nouveau main dans la main. Que le Dieu de la Lumière et de la Compassion envoie son Souffle sur toutes les personnes engagées dans cette réalité de vie.

D'après un article paru dans Le Bulletin de Nouvelles, rédigé par soeur Mariette Milot.
novembre 2014

Nouveau Testament en atikamekw

Le 14 septembre 2014, a eu lieu à Manawan le lancement du Nouveau Testament en atikamekw. La Société Biblique Canadienne, maître d'oeuvre de la traduction a offert deux exemplaires à soeur Monique Laliberté, dont un pour les archives SASV. En 1998, les travaux, suspendus durant quelques années, ont repris, alors que Monique Laliberté sasv travaille en pastorale en Haute-Mauricie autochtone. Ces travaux ont encore cours en 2009 quand elle prend sa retraite. Parmi les bienfaiteurs et bienfaitrices, les Soeurs de l'Assomption contribuent par des dons offerts aux missions via les oeuvres Hedwidge-Buisson.

Les Missionnaires Oblats, Jacques Laliberté et Denis Grenier, s'engagent de tout coeur pour faciliter la traduction. Avec leur collaboration soeur Monique reçoit à sa table, à La Tuque, le traducteur chargé des collaborateurs atikamekw, Andrew Barlow et sa famille américaine, d'allégeance protestante très engagée comme missionnaire.

C'est un événement heureux pour l'Église canadienne qu'un petit groupe autochtone puisse maintenant lire la Bonne Nouvelle dans sa langue. Une fierté pour les SASV qui ont pu contribué à ce projet. oeuvre gigantesque de collaboration oécuménique. Les maîtres d'oeuvre : La Société Biblique Canadienne, la Société internationale de linguistique Wycliffe. Ainsi, plusieurs donateurs, traducteurs atkamekw, superviseurs et maints collaborateurs ont su, avec la grâce de Dieu mener à terme une telle traduction.

Article adapté d'un texte paru dans Le Bulletin de Nouvelles, rédigé par soeur Monique Laliberté en novembre 2014


Message de la part de soeur Judy Curley

C'est avec une grande joie que je vous partage cette bonne nouvelle. C'est au sujet de notre compagne soeur Irène Martineau. Le 29 novembre dernier on a reconnu son dévouement inlassable en faveur de la vie de l'Église, en notre diocèse.

Au cours du service des vêpres de 15h, à la cathédrale Sainte-Croix le Cardinal Sean O'Malley lui a remis la Médaille Cheverus de même qu'à plusieurs autres personnes : laïques, diacres et religieuses de tout le diocèse.

Cette distinction porte le nom du premier évêque de Boston, Jean Louis Lefebvre de Cheverus de 1808 à 1824. Le Cardinal O'Malley a dit un jour que cette décoration veut reconnaître le service inlassable et souvent vécu dans l'ombre, au profit de la vie de l'Église.

Félicitations soeur Irène !
Nous nous réjouissons avec toi et c'est avec des coeurs admiratifs que nous soulignons ta présence compatissante et effacée s'échelonnant sur de nombreuses années, au sein de l'Église de Lowell.
Nous sommes fières avec toi !
De chaleureuses félicitations s'adressent aussi à Mme Claire Couillard qui reçoit elle aussi cette reconnaissance.

Avec notre amour et nos souhaits chaleureux,
Judy Curley et ta famille religieuse sasv.